Arizona – Californie : toute
une aventure.
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N.B. : Ceci est le récit
d’une aventure arrivée au team Foresto, un groupe de trois jeunes astronomes
français, composé de Vincent Coudé du Foresto (le chef), Cyrille Baudouin et
Antonin Rémond (les stagiaires). Le but du voyage était d’effectuer le
déménagement d’un instrument à bases de fibres optiques pour télescopes
interférométriques, depuis l’observatoire du Mt Hopkins en Arizona jusqu’à
celui du Mt Wilson en Californie. L’histoire commence dans un hôtel, à
Phœnix, Arizona. Le tout est raconté par un appareil photo numérique qui a
disséminé des liens vers des galeries de ses oeuvres tout au long tu texte et
des photos. Soyez vigilants avec votre souris ! |
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Partis de l’hôtel à 7h en taxi
jusqu’à U-Haul, pour louer le truck, c’est à dire une Toyota type Corolla
avec un énorme cube à l’arrière. 173
000 miles au compteur, vieille clim. Nous partons pour l’observatoire du Mt
Hopkins avec une étape par Tucson pour midi. Voyage de 3h plus une heure de
pause. L’arrivée au Mt Hopkins (2550 m) est difficile, car le truck montre
des signes de faiblesse. Après-midi --> 21h : emballage de FLUOR. Repas du soir : milk-shake
mangue banane. A la télé : Independence Day . |
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Enfin arrivé en haut ! |
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Matin : fin de l’emballage de
FLUOR. Au final 19 boîtes et $500.000 d’assurance. Après midi zen : nettoyage
et surf sur internet. Soir : supers photos
d’orage. |
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Levés 4h30. Super photo du lever
du soleil.
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Départ 5 h 30. Descente délicate
vers Tucson : les frein chauffent et la voiture (boîte auto) n’a pas
d’option frein moteur. Ptit
déj’ au Dairy Queen sur l’autoroute,
à coté du Picacho Peak. 5 km plus loin, le truck met 20 secondes à rendre
l’âme ( 8h45 ). Par rendre l’âme, on entend dans ce cas bien sûr perte
simultanée de direction, de freins, et de boite automatique. Sans compter le
radiateur et le joint de culasse. |
Le truck est mort |
En rade au milieu de nulle part.
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A 9h30, un
gentil mexicain accepte de nous amener au relais routier le plus proche
(The Flying J). Nous buvons de la limonade en attendant que U-Haul veuille bien
s’occuper de nous. C’est sûr maintenant, Cyrille est photogénique. Vincent
arrive enfin à joindre U-Haul. Ils contactent un garagiste qui arrive à
10h45. Cyrille et Antonin attendent, attendent, attendent que le chocolat aie
délicatement recouvert le Yabon.... Qu’est-ce que je dis ? attendent que
Vincent revienne ou les appelle. Lui, il est obligé de guider le gars au GPS,
car nous n’avions en fait pas le droit de quitter le camion. C’est sûr, à
45°C à l’ombre, on allait attendre trois heures qu’il veuille bien
arriver ! Heureusement pour nous, le GPS l’impressionne énormément. Au
point qu’il est près à copiner avec Vincent. Il lui refile sa passion pour
les towing trucks (camions de dépannage). D’ailleurs, c’est un fidèle abonné
du Towing Times. Il en a même vu un une fois un à la télé qui s’occupait
d’une voiture crashée, à Paris, ce qui ne doit pas être loin de la France, et
il avait remarqué que ce n’était pas le même type de truck qu’aux US. La
voiture était celle d’une personnalité importante, une chanteuse ou une
princesse, enfin un de ces machins là, et elle avait eu un accident sous un
pont. |
Le gentil mexicain Le towing truck |
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Appeler U-Haul peut prendre du temps… |
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Pendant ce temps, au Flying J,
Antonin et Cyrille attendent toujours. Au bout de trois heures, le temps
commence à montrer que dans un routier, à force, il peut paraître un peu long.
L’enfilage de limonades a laissé place à un ballet de sessions pipi : chacun
a bu l’équivalent d’une journée d’eau. On se met vraiment à dire de plus en
plus de mal de cette aire d’autoroute, l’on dit aussi du mal des gens qui nous
entourent.
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Vincent arrive enfin ! Il
est 13 h. Son grand ami le garagiste lui a donné un autre camion U-Haul qui a
quand même l’air bien mieux. Et puis on peut enfin tenir à trois devant. Le
voyage reprend vraiment bien : en une heure, nous avons parcouru plus de
distance que dans les cinq premières ! Chacun prend des
photos amusantes, et surtout Vincent, car cette fois-ci, c’est Antonin
qui conduit. Elles sont très drôles ces photos. Tiens ? Un voyant
s’allume : « Service Engine Soon ». Et l’indicateur de
batterie semble baisser... Bon,
ben nous allons nous arrêter sur la prochaine « rest area » (aire
d’autoroute). Il est 15h55. |
Vincent appelle U-Haul, ... vous
voyez ce que je veux dire. Ah ! désolé monsieur, nous ne pouvons pas intervenir
si le camion fonctionne encore ; vous devriez aller jusqu’à la panne pour
qu’on s’occupe de vous...On doit finalement rappeler dans vingt minutes, soit à
16 h 45 pour avoir des nouvelles du garagiste. Rappelons. Trente minutes
d’attente, et puis rien. En effet, les bureaux doivent fermer à 17 h le dimanche. On décide de
tenter de rejoindre quand même la ville la plus proche : Quartzsite à
soixante-dix miles… Comme nous n’avons pas arrêté le camion, il peut toujours
rouler. Ca a l’air de passer…plus que 43 miles, ça va toujours, mais la clim a
lâché…30 miles, on ne va plus qu’à 35 miles/h… Une
nouvelle rest area… On cale sur la place de parking. Panne d’essence. La
jauge était trompeuse à cause de la batterie morte. Enfin, tout de même, ce
camion consomme 6 miles au gallon, soit environ quarante litres aux cent.
Gourmant, mais pas trop, quoi que… Au moins ici, on aura un peu d’ombre. Mais
le lieu habité le plus proche est à trente miles. Appelons U-Haul, on ne sait
jamais… Oh ! Un être humain au bout ! Et de sexe non masculin qui
plus est ! Elle nous donne l’impression de comprendre notre désarrois.
Elle appelle un garagiste. Rappelez dans twenty minutes, please…
Là,
nous sommes toujours sur la rest area, et nous attendons le garagiste.
Vincent passe son temps au téléphone pour essayer de prévenir CHARA de notre
possible retard ce soir ; après tout, nous ne sommes qu’à trois cent miles
de LA, et il n’est que 19 h 15. Il arrive à joindre Théo, un des astronomes du
site, mais celui-ci ne l’entend pas car il n’a plus de batterie sur son
portable. Parfois la vie n’est qu’une blague… Cyrille et Antonin pêtent
doucement les plombs. Seule chose notable : de jolies filles sont parfois
offertes à nos yeux las. Dormirons-nous ici cette nuit ?
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Les guerriers gardent espoir ! |
Le soleil se couche. Personne… |
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Non ! Euh… peut-être, va
savoir…en tout cas, voila le mécano : une sorte de Harrison
Ford qui ne se serait jamais lavé ni rasé de sa vie, genre le fugitif mais en
pire. Il regarde gentiment, puis en conclut que la batterie est morte
(bravo !), l’alternateur aussi, et il diagnostique en plus une panne
d’essence. Il
s’en va. Il va revenir, c’est sûr. 19h45 : nous nous lions d’amitié
avec un vendeur de chewing-gums mexicain(s), qui nous dit que dans le passé,
quand il s’occupait d’autres business, il lui arrivait toujours la même
chose. Maintenant, il ne fait appel à U-Haul que lorsque la cargaison n’a pas
de valeur (là, Vincent s’étrangle). Il nous fait part par ailleurs de son
amour pour la France, nous explique
qu’il avait toujours rêvé de Paris, et que quand il y est allé pour la première
fois, il n’avait jamais été aussi ému. Il nous offre pour la peine un gobelet
de chewing-gums mexicains, et laisse la place à un gros et son fils, qui nous
dit qu’il a vécu exactement la même chose avec un U-Haul, et qu’il avait du
passer une heure sur la hot line pour obtenir un remboursement des trois
jours qu’il avait du passer au motel à cause de la panne. Nous apprenons par
ailleurs que quand il était petit, il était vendeur de cacahouettes au Rose
Bowl, le légendaire stade de Pasadena. Les gens ont décidément une vie
passionnante… |
Harrison. |
Un lampadaire de l’aire
d’autoroute vient de s’éteindre. Oh la surprise ! c’est celui qui est
devant notre camion. Même plus étonnant maintenant ! Il est 20h30, le
mécano n’est pas de retour. A cette heure, les bistrots sont fermés. Pas la
peine d’espérer manger ce soir. Il nous reste heureusement l’espoir, si le
mécano ne vient pas, d’appeler le marshal ; mais à l’heure qu’il est, il
doit être devant Drucker…
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Ah ! Le voilà. Harrison,
notre sauveur. Le dimanche, il est quand même là pour nous aider. Il a une batterie
neuve et un
bidon d’essence. Il faudra attendre demain pour l’alternateur.
Il faut donc conduire doucement jusqu’à la prochaine sortie de l’Interstate
10 : le
Shamrock Diamond truck, un garage station service pour camions
américains. Harrison
nous propose d’aller manger au resto de la station pendant qu’il nous cherche
une place dans LE motel du coin (40 bornes tout de même), et qu’il finit ce
qu’il a à faire. Vers 22h30, heure de fermeture
de l’endroit, nous retrouvons Harrison
et un de ses potes, pas plus propre, sorte de stéréotype de fermier américain
du middle west, qui nous accepte dans sa voiture, enfin, sa carrosserie sur
roues. Une merveille ce truc (pas truck, truc). Ca s’appelle Chevrolet Nova,
et le moteur sonne bon l’Amérique. L’orage semble approcher, on se dépêche de
rentrer dans la caisse. Le conducteur se met à discuter avec Harrison,
et aussi avec nous ; sa syntaxe est charmante, ponctuée de nombreux
« fuck » et « fucking », et parsemée du plus original
« son of a bitch », le tout prononcé avec une voix rauque d’un
homme respirant par la rate. Bienvenue dans l’Amérique profonde. Cet Homme de
l’Arizona est un cas d’école. |
Là bas ! Un resto ! Les boo camions |
La pluie commence à s’accélérer,
et rapidement, nous nous rendons compte qu’une tempête approchait. Une tempête
de sable. Et l’Homme de l’Arizona, qui doit se croire à Indianapolis, appuie un
peu plus sur le champignon. On va tous mourir ! A peine ai-je pensé ceci,
qu’une vague de sable se jette sur la voiture du gars qui ne ralentit pas, et
arrive sur le bas coté. Il s’arrête, puis effectue un superbe kick down sur la
pédale de droite, et repart dans un bruit qui pourrait inquiéter le tonnerre.
Le sable balaye l’engin, et elle semble difficilement maîtrisable. SON OF A BITCH ! On repart de travers. Cette fois, on ne voit plus
rien ; mais on encaisse le sable dans la figure (cf. caisse pas étanche).
Mais l’autre freine à peine. Nous sommes dans le bas coté, le sable empêche de
naviguer droit, et l’arrêt n’a toujours pas lieu. Pourvu qu’il n’y ait pas un
poteau en face ! Ouf ! Il s’est arrêté. Je regarde un peu autour de
moi. Tout le monde est en vie. Je suis recroquevillé sur moi même. Non, j’ai
même pas eu peur ! L’Homme de l’Arizona tente de ressortir la voiture du
bac à sable, mais nous sommes totalement enlisés. Aow ! This fucking sand storm
of a son of a bitch ! Le voilà sur la route.
Il fait des gestes. Un camion fantôme s’arrête et le prend. Nous restons là,
dans la voiture.
« I’m
not afraid of dying by a lightning, because it’s a fast death.» C’est Harrison
qui vient de parler. Et philosophe avec ça. Il est assez dur de respirer, tant
le sable se diffuse au travers de la carrosserie. Ne bougeons pas, au vu de
notre chance, il pourrait encore nous arriver quelque chose. Il commence à
pleuvoir. Ça fait des pâtés sur les vitres.
L’Homme de l’Arizona est de
retour. Il emmène avec lui un pote en truck qui veut bien nous tirer. Il le
fait volontiers et nous sortons pour pousser. Il n’y a plus de sable, mais la
pluie a l’air un peu dure…Tiens c’est de la grêle en fait. C’est pour ça que
cela fait mal ? Il ne fait que 40°C après tout. C’est logique. La roue
sort de son trou. Rentrons vite dans la voiture, euh, dans le truc. Et c’est
repartit de plus belle ! Notre ami l’Homme de l’Arizona commence à nous
raconter sa vie, sans même se préoccuper de ce qui se passe sur la route. Il a
été jusqu’à la High School (lycée) pour draguer et il suivait les options de
ces son of a bitch de chicks, comme par
exemple cooking course. Le tas de ferraille avance quand même bien et les
reprises sont étonnantes pour une boite auto.
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Nous sommes arrivés. Salome,
Arizona. Hitchcock
n’aurait pas renié le motel. Sordide au possible. Il est quand même agréé
par la Mc Mullen Chamber of Commerce,
dont le siège social est de l’autre coté de la rue principale. Très
authentique, les tour opérateurs devraient s’y intéresser. Il y a quand même
une piscine. Mais il est tard ; seuls Antonin et Vincent décident d’en profiter. |
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Panneau tout neuf |
Chambre |
Douche |
A
la télé : Philadelphia, avec Tom Hanks. Après dodo (01 h 00)
Levé 10H00. Rapide
découverte de Salome, Arizona. Vincent demande des détails sur l’histoire
de la ville à un barbu, qui va nous parler pendant 40 minutes. Vous comprendrez
aisément qu’il est difficile de retranscrire l’intégralité de ce qu’il nous
raconte, mais sachez seulement qu’en gros, Salome a été crée il y a un siècle
autour d’une mine et le long du chemin de fer. Autrefois la Highway passait par
là. La figure emblématique de la ville est un certain Dick Wick Hall, un auteur
qui a écrit des histoires se situant à Salome, et ayant pour héros deux
grenouilles qui tiennent un bar. C’est d’ailleurs pour cela que la grenouille
est le symbole de Salome, bien que les seules grenouilles qui fussent passées
par là aient été celles des histoires de Dick Wick Hall.
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Nous allons prendre le breakfast au
Cactus Bar. Vu qu’il est 11 h 01, ils ne servent plus de petit dèj
(Désolé il est onze heure, et après onze heure, le cactus morning c
finit !). Bon, rabattons nous sur un bon vieux cheeseburger des
familles. Ouf ! Ca c’est pas du Mc DO ! Le steak fait au moins 80
g ! Breakfast
of champions. Un gars vient nous chercher
dans son truck, pour nous ramener au relais routier. Il a acheté
l’alternateur en passant, et il doit encore le remonter. Sur le chemin du
retour, nous pouvons constater les effets de la tempête, mais surtout le fait
que nous nous sommes enlisés dans le pire endroit possible, avec un potentiel
en sable digne de la Mauritanie. C’est pas grave, nous sommes vivants. |
Le Cactus Bar |
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See ? It works! |
Au relais, Harrison
n’est pas encore arrivé ; c’est donc le gars qui tente de remplacer
l’alternateur. Chacun essaye de tuer le temps, or cette histoire nous a
apprit qu’il était coriace, l’animal. Harrison
se pointe vers midi, et permet au gars d’accélérer la cadence. A midi et
demi, nous sommes prêts à partir. Juste le temps de discuter un peu avec Harrison, toujours
philosophe : « When I was in the army, I had forgotten God, but he
didn’t forget me. Do you believe in God ? Sometimes when I see on TV
things about the original life, and the origin of the universe, it shakes me,
so that I read the Bible, I pray, I pray, and then I know I’m sure of what I
believe in.» |
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Nous quittons notre
ange gardien sur ces bonnes paroles, et Vincent reprend le volant. Comme il
n’y a plus beaucoup d’essence, nous décidons de faire d’abord le plein.
Vincent ! A droite, c’est mieux. Eh ! Tu sert un peu beaucoup ce
virage ! KKKKKRAAKKK ! IEIIEIIIIIIIkkkk ! On a dû accrocher.
Bon, remplissons quand même le réservoir. Vincent va payer. La propriétaire,
vieille aigrie, se met à gueuler sur tous les saints qu’il faut payer pour les
dégâts. Les dégâts ? quels dégâts ? Allons voir . Ah ! Oui,
tiens.
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L’adjoint du sheriff, dans le
coin, rapplique pour nous signaler de pas bouger d’ici l’arrivée du vrai
shérif : « You ! Don’t move of an inch, don’t touch anything espèces de
criminels issus du grand banditisme. » Ca
fait bizarre, tout de même. Trois minutes plus tôt, la caissière regardait
Vincent avec de grands yeux : « Coooudééé dou Fowestoo ? Oh ! it’s so
cool ! » ; maintenant, c’est « Go to the next cashier. ». C’est visiblement plus si cool… Le moment idéal pour
pratiquer notre activité principale : attendre. En effet, le sheriff est à seulement 40 bornes, il sera
donc là dans une heure environ. Quand on pense à ce qui nous est arrivé, la
possibilité de passer du temps au trou nous effleure l’esprit, et ne nous
étonnerait même pas.
Le
sheriff arrive. C’est une
sheriffette. Indienne qui plus est. Ca fait assez drôle de penser que cent
cinquante ans avant, ses ancêtres étaient chassés par d’autres shérifs. Aléas
de la vie, aléas de l’Histoire. D’ailleurs, elle est plus précisément
Sheriff-deputy. Il faut donc faire attention, car si « I shot the sheriff »,
par contre « I didn’t shot the deputy »... Facile…Elle est de plus très gentille et compréhensive. Et
elle profite du fait que le responsable de l’entretien des pompes soit de
passage pour faire estimer les dégâts : $400. C’est déjà ça pour
l’assurance de U-Haul. La gérante est elle toujours très énervée. Elle ne veut
pas croire que nous sommes couverts par l’assurance de U-Haul. Qu’à cela ne
tienne ! Appelez-les donc. Tenez, voila leur numéro vert : gnac,
gnac, gnac… C’est pervers, mais qu’est-ce que c’est bon. Une heure plus tard,
l’affaire est réglée. Il est 15h15, nous repartons.
Et là, Ô miracle, un voyage sans
histoires jusqu’à Los Angeles, Californie. Puis une montée sans encombres
jusqu’au sommet du Mt Wilson. Il est 22h, l’aventure est finie.

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Des éoliennes à l’approche de LA |
Cette fois c’est sûr, nous sommes de retour dans la
civilisation |
Il est à noter que tout cela était
prévisible : la veille du départ, la machine à milk-shake ne marchait pas.
Il est parfois des détails qui ne trompent pas.
Vos
impressions nous intéressent !!!